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Après
la
réunion convoquée
par la ville de Fort-de-France,concernant les festivités
qui se déroulent sur son territoire, c'est le CMT qui a
convoqué en cette fin octobre les acteurs principaux de
notre
carnaval, en fonction
des actions concrètes connues et
pérénnisées. Il est vrai que depuis des années
les carnavaliers en ordre dispersé ou collectivement ont
cherché un interlocuteur public afin de réguler
cette
activité, autant pour l'amélioration des
conditions du
développement des groupes et comités, que dans la
perspective d'en faire aussi un produit touristique. Ni le Conseil Général ni
la Région Martinique, malgré les quelques
tentatives de
ces
dernières années d'échanger des
responsables des informations, ne se sont posés
réellement
comme étant cet interlocuteur. Il y a quelques
années, l'Office du
Tourisme n'était pas non plus en phase avec les
associations. Aujourd'hui le Comité du Tourisme Martinique (
CMT),
financé par la Région,
réagissant face aux
demandes d'aide éparpillées, souhaite
maintenant s'adresser si possible à une entité
capable d'harmoniser les actions et programmes du carnaval de la
Martinique. Il s'agit d'une position cohérente,
même si elle vient un peu tard. Mais le plus important n'est
pas ce revirement somme toute nécessaire. Les vrais
problèmes
résident dans les relations entre les structures cherchant
à
se placer dans le monde du carnaval et qui ne sont pas
spécialement en accord avec les carnavaliers, ou
même dans
certains cas, provoquent des divisions.
On est un peu étonné que les employés
au service
de la Ville de Fort-de-France et de son office du Tourisme, aient
décidé de représenter le carnaval de
la Martinique
(imparfaitement) à un salon du tourisme. L'acumulation des
expériences et l'historique des relations montrent souvent
que
l'on se retrouve à la limite du vol d'idée.
Carnaval Foyal un des plus anciens comités qui a mis sur
place des actions fondamentales en a sûrement beaucoup
souffert, en voyant certains projets ou propositions repris par des
agents au détriment de leur association. Quelquefois, surtout
quand on entend un organisme annoncer qu'il recherche un
interlocuteur pour le carnaval, on est vraiment surpris de constater
que les politiques ne sont même pas au courant de l'existence
de la FECAMA (même en sommeil). On ne vas pas
réinviter
la roue. Mais il faut reconnaître que l'on peut comprendre
ces
responsables, sachant que des organisations ont parfois
cherché
à tirer la
couverture à soi, en imaginant capter les fonds qui
pourraient
être injectés dans le carnaval par les
autorités. Enfin, certaines personnes impliquées dans la vie culturelle
et
artistique sont tellement éloignées du concret en
ce
domaine qu'elles continuent à soulever des questions qui
depuis bien longtemps préoccupent les carnavaliers.
Par exemple demander aux monde du carnaval de communiquer, alors
que nous avons créé depuis longtemps des supports
pour
la promotion du carnaval (le Guide, les expositions à
l'étranger, comme ce site) et que d'autres manifestations
bien
organisées comme celle de St Joseph se font
connaître
à l'extérieur. Le
CMT a
demandé à une dizaine d'interlocuteurs du monde
du
carnaval de proposer des projets qui permettront principalement aux
touristes de s'intégrer autant que possible durant le
carnaval,
en pensant en particulier aux jours gras. Cependant nous avons fait
remarquer que des visiteurs seront présents bien avant le 17
février et partiront avant cette date, et qu'il faudra leur
proposer aussi quelquechose. Les hôtels sont donc
conviés
à établir des partenariats avec des groupes
constitués pour développer l'animation. Le
représentant du COR (association des Orchestres de Rue) lors
d'une réunion récente au CMT a annoncé quelques
initiatives comme la signature d'une convention avec
l'association "Action Sida" pour véhiculer des messages de
prévention, ou encore le prochain recrutement d'une quarantaine
de jeunes pour intégrer les associations du COR. Il y a environ
20 orchestres de rue, représentant d'après les
informations données 1200 personnes. Le COR , dont le
représentant a rappellé durant cette séance qu'il
n'est pas favorable à la Fédération,
réfléchit comme d'autres acteurs du carnaval sur de
nombreux points: l'harmonisation des programmes, des vidés des
jours gras, notamment en envisageant la possible disparition des chars
sono type RCI, et cherche à développer auprès des
institutions sa vision du carnaval. On apprend que début janvier
une délégation du COR serait reçue à Paris
dans les ministères. M. Moreau a par ailleurs annoncé
avoir déposé une plainte au procureur, en raison d'une
phrase d'un article que nous avons écrit dans ce site l'an
dernier, indiquant qu'il serait "ami du gouvernement", ce qu'il
récuse.
Yv-mari
Séraline |