Les
jours gras du carnaval 2005 a été globalement vécu
comme un évènement positif par les participants et les
organisateurs dans leur ensemble, malgré quelques incidents qui
n'ont pas été plus nombreux que les autres années,
mais il faut en tenir compte et les citer: quelques motards belliqueux
et des bwadjaks non déclarées récalcitrantes
à Fort-de-France, des bandes rivales qui ont choisi Sainte Luce
comme une étape de leur affrontement, une bagarre à
Saint-Pierre, la suite d' un règlement de compte entre mineurs
qui a
entraîné la mort d'un jeune dans un vidé
improvisé au Robert. Dans le quotidien France Antilles, on cite
43 incidents relevés par la gendarmerie. Il serait
intéréssant de connaître les chiffres des
années précédentes. Les
téléspectateurs ont été sans doute par
ailleurs un peu stressé par le lancement du journal
télévisé du soir quand Serge Bilé a
annoncé au lendemain du mercredi des cendres, "le carnaval
se termine dans le sang", ce qui nous a paru excessif, car
généralisateur.
Le
bilan des
organisateurs de Ducos
Le carnaval 2005 à
Ducos? Tous les moyens ont été par l’
association carnaval, l’ OCSLD et la municipalité pour que
les Ducossais aient un carnaval mais il reste beaucoup à faire
pour satisfaire ceux qui sont plus exigeants et qui sont des
éternels
insatisfaits.
Pour le carnaval 2005,
nous avons proposé le 8 janvier de 9h à 14h la
première
édition de « DUCOS VILLAGE CARNAVAL »
avec un stand maquillage, un stand diable rouge, un stand sur
l’histoire du carnaval et un stand prévention avec le
service enfance jeunesse de la ville de Ducos, à 15h une
grande parade de groupes à pied dans les rues de Ducos.
Le 16 janvier a eu lieu
l’ élection de la mini-reine , la reine, et du roi de la
sape de Ducos. Il y avait 10 candidats avec en animation les groupes
de danse de la localité, les 12 salopard et Bruno Bias. La mini
Reine :
Buttin Naomy, la Reine : Charloton Kazilla, et le Roi de la
sape : Montrop Hippolyte Loris.
Durant les jours gras de
16h à 18h les carnavaliers se sont donnés à fond
dans les rues du bourg aux rythmes des différents tubes de ce
carnaval 2005.
Le mardi matin notre vidé
en pyjama a connu un vif succès avec le groupe à pied
La Sauss suivi d’un pain au beurre chocolat.
Le mercredi à 19h
pour ne pas faillir à la tradition nous avons
incinéré
le Vaval 2005
Le
mot du Syndicat
d’Initiative Riverain (Grand Rivière)
Les festivités
carnavalesques ont débuté par l’élection de
« Carnafête » à Basse-Pointe, le
vendredi 4 février où nous avions 3
représentantes.
Et notre reine, Mlle Estelle Meslien a été élue
Miss Carnafête, elle représentait la déesse de
l’environnement.
Le dimanche gras, la
participation fut nombreuse, on notait surtout la présence des
enfants de l’école primaire, déguisés en
fleurs, suivaient une forte délégation du 37 âge,
les différents groupes costumés et les jeunes fermaient
la marche derrière le groupe à pied riverain
créé
pour l’occasion.
Le lundi gras, malgré
la pluie, l’engouement restait intact, la foule déambulait
dans les artères de la ville au son des ti-bois, tam tam et
autres instruments de fortune
Le mardi gras, après
le « vidé en pyjama », tout le monde se
retrouvait autour du traditionnel « tinain
morue »
sur le front de mer, préparé par Marie Etifier. Suivait
une séance de maquillage à la bibliothèque
municipale, ouvert à tout le monde. Aux environs de 17 heures,
les participants repartaient de plus belle avec cette fois-ci la sono
en tête de file.Après plusieurs tours dans la ville, la
nuit déjà tombée, chacun regagnait son chez soi.
Malgré un temps
pluvieux, profitant d’une accalmie de 2 heures, on a pu rendre un
dernier hommage à sa majesté Vaval, avant son
incinération sur le front de mer aux environs de 19 heures.
Images
du photographe Labonne, montrant que le caranval du Lamentin a
entrepris de retrouver sa qualité, avec de la
créativité,
une participation populaire et une organisation en amélioration
constante, sous la houlette notamment de Patrick Lafrontière et
plein d'autres bonnes volontés.
Carnaval
des champs, carnaval des villes, les souvenirs remontent à la
surface durant
l' émission
"à l' abordage"
de RFO, animée par Paulo Assouvie, au lendemain des jours gras.
Les auditeurs qui ont réagi au téléphone ont
rappelé leurs souvenirs des années 50/60 marquées
par un carnaval bon enfant, où il suffisait au bonheur des gens
de s'amuser avec des masques confectionnés par eux-mêmes,
quelques vêtements rad kabann récupérés de
dessous les matelas, de faire des bandes qui passaient de quartier en
quartier en chantant, notamment à la campagne. Ils ont
regretté le boeuf du mardi gras, les personnages traditionnels,
une fête plus simple où on cherchait à faire peur
aux enfants avec le diable rouge, et durant laquelle la musique des
orchestres était omniprésente.
Il faut néamoins savoir
que dans la même période évoquée par les
auditeurs, il y avait une forte prédominance d'un carnaval
"rural" dans les communes marquée par l'économie de
plantation et un carnaval préparé à l'avance
à Fort-de-France, Trinité, le Lamentin, et même
à Saint-Pierre qui sans jamais retrouver la magnificence de son
carnaval d'avant 1902, a toujours été animé durant
les jours gras.