Créativité
au rendez-vous, entre défoulement et transgression
Même si dans certains cas il s'agit de matériel venant
directement de Sainte-Lucie ou Trinidad , ou encore quand ce ne sont
pas directement des idées pompées de l'extérieur
(Trinidad ou Brésil), il faut reconnaître que certains
efforts ont été déployés pour être
beau, et l' esthétique des groupes s'est
améliorée. Les chars ont des couleurs certes et de
l'animation, mais doivent encore travailler leur décor.
Mais l'originalité visuelle est du côté des groupes
qui ont montré la tradition ou en s'en inspirant, à
partir de la Mariann lapofig, ou Caroline: Tanbou bo Kannal, Nou Pa
Sav, La Bonm, etc...
Les tenants du carnaval dit spontané sont nombreux, entendons
ceux qui n'utilisent pas de costume manufacturé, et se
réunissent pour le vidé sans structure
paticulière, sauf celle d'être en groupe d'amis, avec des
bwa bwa, dans des bwadjaks ou à pied avec des percussions.
Les groupes qui aiment de la parodie aussi, avec les chansons
grivoises, et un petit effort pour les tenues même loufoques qui
privilégient l'inversion

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Le rendez-vous des jours gras, le
spectacle est dans la rue
Notre page des programmes en commune et à Fort-de-France
montrent la vitalité du carnaval de la Martinique qui,
contrairement à ceux de la Guyane et de la Guadeloupe, les plus
proches du nôtre, se déroulent durant les jours gras dans
toutes les Villes et communes de la Martinique, malgré les
défections pour des raisons diverses de 3 communes et d'une
association de regroupement dans le sud de l' île. Naturellement
Fort-de-France rassemble de nombreux carnavaliers comme chaque
année pour le grand rendez-vous final. Les groupes organisent le
passage d'une ville à l'autre du dimanche au mercredi et
n'oublient pas leur commune d'origine. Avec la création des
Vavals d'or munis de prix en espèces depuis 3 ans, la Mission
carnaval de Fort-de-France incite les groupes à avoir une
raison supplémentaire de faire le vidés dans les rues du
centre.
Dimanche gras 2006, les grands vidés ont commencé
à 15h 30 environ ouvert par les jeunes de Koré et la
reine des Vidés dont le costume représentait les racines
africaines, avant la déferlante des associations
organisées comme des groupes qui le sont moins, des chars, des
reines, des bwadjaks (voir glossaire) et bien entendu du Vaval de 5m de
haut, représentant la loi "colonisation positive"
contestée dans l'ensemble de la France, grâce à la
mobilisation martiniquaise, mais pas Sarkozy comme on le croyait.
Bonne ambiance, mais une certaine cacophonie avec des départs en
4 points différents du circuit et à des horaires
différents, malgré une sécurité et un
service de gardiennage des barrières correct, ce qui
démontre plusieurs problèmes:
-L'entente ou l'écoute affichée par les groupes durant
les réunions organisées par la Vile de Fort-de-France
pour respecter les horaires et le circuit officiel
-Le peu d'importance accordée par ces groupes aux
recommandations des organisateurs municipaux
-Un certain manque de respect des spectateurs avec qui les participant
partagent la fête et qui dans certains cas justifient la
publicité des sponsors qui financent largement certains groupes.
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