pour la
première fois un groupe rassemblé par Yv-Mari
Séraline fait son vidé dans les rues de
Fort-de-France
avec des tambours et percussions
BOITE
DE LIENS
Mardi gras en
Martinique, grosse
concentration à Fort-de-France,
les communes s'amusent aussi
pour le jour du diable rouge
Le jour des
diables rouges et diablotins a été très
animé ce mardi gras, avec la sortie de la plupart des groupes
connus, orchestre et chars, mais surtout de nombreuses bandes de
carnavaliers sortis de tous les coins de Fort-de-France et d'ailleurs
pour s'amuser et partager cette journée qui a commencé au
Lamentin.
La faucheuse de Fly vous dit attention
au HIV et autres MST
La
journée commence le mardi gras par les traditionnels vidé
en pyjama à 4/5h du matin, une tradition omniprésente
auparavant, mais qui se fixe dans quelques lieux grâce à
la volonté de certains organisateurs tenaces.
Le
vidé en pyjama du Lamentin est un exemple à plus d’un
titre : excellente organisation, animation prise en charge par
les orchestres de rues de la commune, en bonne intelligence avec les
services municipaux, et grande bouffe (tinen lan mori) à la
fin et surtout une saine ambiance qui profite aux petits comme aux
grands.
Beaucoup
de communes de la Martinique sacrifient à la tradition du
rouge en ce mardi gras, de Saint-Pierre au Sud.
Le char Opaladiaz
Comité Bibas
La Reine de Fort-de-France
dans son costumé primé
Naturellement
Fort-de-France concentre l’intérêt de la population,
carnavaliers martiniquais comme visiteurs, sachant que plusieurs
facteurs favorisent cet engouement :
-La
prise en compte du carnaval de manière formelle par le Maire est
concrétisé par le travail des équipes d’agents des
divers
services muncipaux ( sécurité, règlementation,
Mission carnaval, Police Municipale) et par la mise en place de
dispositifs de plus en plus efficace. Un barriérage
cohérent et de nombreux vigiles en poste fixe ont vraiment
assuré le verrouillage des entrées au centre de
Fort-de-France. Par ailleurs des "commissaires du carnaval" sont
apparus pour contribuer à la fois à une meilleure
fluidité du flux des groupes et à contenir le public qui
déborde sur la rue, une solution à améliorer pour
l'avenir.
-La
création pour le territoire de Fort-de-France des 3 Vavals d’or,
récompenses dotées de prix en espèces (600
à
1400 €) pour les prestations des acteurs de la rue présents
les dimanche et mardi gras. Contrairement
à ce qui a été signalé par Michel Thimon
durant le direct TV RFO, Yv-Mari Séraline qui faisait partie du
jury l'an dernier à la demande de la Ville, n'a pas
été sollicité cette année pour faire partie
du jury..
-La
volonté manifeste des quartiers de la Ville de
« descendre »
dans le centre faire leur carnaval, en groupe plus ou moins
importants numériquement et disposant de costumes de
qualité
variée, mais avec une énergie à revendre. De
nombreux petits groupe ont porté comme chaque année des
pancartes délirantes et crée de nombreux pastiches de
chansons en exprimant fortement cette composante débridée
de notre carnaval.
Neg gwo siro en tête du vidé
traditionnel
Cela
dit, malgré une expression carnavalesque totalement
débridée
avec quelques outrances selon certains, et pour beaucoup de
participants la volonté de ne pas se plier à aucune
règle, il est clair que tous les appels à plus de
créativité ont été entendu et cela a
été
constaté dans le visuel adopté par les groupes et
même
les chars les plus modestes.
Le
grand vidé du Mardi gras, composé de calvacades des
bandes avec ou sans orchestre de rue reconnus, de parades de chars et
des
reines, de groupes costumés avec leur sono, du char
publicitaires
d'une radio FM traînant leur foule de jeunes, a permis
à la tradition de s'exprimer
le seul groupe de diable/diablotin
Comme
pour dimanche gras mais avec plus d’ampleur, le VAVAL était
accompagné des Reines de Carnaval de Fort-de-France, de la
Reine des Vidés, avec en plus un groupe de Diables Rouges, les
Neg Gro Siro, et des porteurs de costumes traditionnels du carnaval de
la Martinique.
La
plupart des groupes connus ont sillonné les rues du centre de
Fort-de-France, dans un circuit parfois encombré à cause
des spectateurs et qui a connu
quelques incidents avec les motards circulant intempestivement au
point de blesser un policier, malgré un très bon
verrouillage des voies réalisé par la Ville de
Fort-de-France.
la déferlante rouge
avec Bo Kannal
On
a
pu apprécier les orchestres de rue, Plastic System Band
précédé dans la rue de l’ association Koré
et son
char, le groupe Matjilpa, les échassiers de Kreation
Jénès,
Moov, La Bonm, Caznaval, Tanbou Kannal et Gwanaval qui ont
drainé
la foule des grands jours. Le Comité Bibas a sans doute repris
sa place de meilleur groupe costumé parmi d’autres à
l'effectif plus réduit.
Ce
carnaval est l’occasion de rappeler quelques
anniversaires :
10 ans pour Nou pa Sav (Lamentin), Matjilpa (Saint
Joseph)
14 ans pour la Bonm (trinité)
20 ans de participation au Carnaval pour l’
Orphelinat de l’
Espérance (Fort-de-France)
30 ans pour le Comité Bibas (Fort-de-France)
40 ans pour lme Tam Tam, organisateur des
soirées Piké djouk (touloulou)
et
aussi rappellez-vous le premier rassemblement aux
tambours et percussions de l’ histoire du carnaval de la Martinique que
j’avais
organisé en 1975 durant les jours gras avec des jeunes des
quartiers de
Fort-de-France, autour de Bo Kannal, de Trinité, Saint Joseph,
Schoelcher et
bien d’autres qui se reconnaîtront.