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Il y a 30 ans
!!!..ANNIVERSAIRE
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le dimanche gras 1975
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pour la
première fois un groupe rassemblé par Yv-Mari
Séraline fait son vidé dans les rues de
Fort-de-France
avec des tambours et des percussions
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Liberté
créatrice
L'art est dans la rue |
L'
énergie créatrice se
libère durant le carnaval. On veut faire du beau, utiliser la
rue comme un théâtre géant, quelquefois le
mauvais goût apparaît mais vite oublié par les
splendeurs et les couleurs des costumes et déguisements |
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Traditionnellement,
évoquant le
coté spontané, improvisé de la participation
populaire des martiniquais à leur carnaval, la fête du
peuple, on parle du "rad kabann", les vêtements qui
autrefois servaient de paillasse et que l'on sortait pour s'amuser
durant les jours gras. Aujoud'hui la fantaisie vestimentaire,dans son
humour ou sa provocation, s'exprimer avec des moyens plus modernes au
gré des modes et des tendances, utilisant le vêtement
sportif ou la tenue décontractée jusqu'au vêtement
de plage pour se singulariser dans la foule en liesse. Mais les
couleurs dominantes des jours gras se retrouvent au moins le mardi
gras (rouge) et mercredi des cendres (noir et blanc).
Pour rester
dans la note traditionnelle et exprimer l'inversion comme aspect
universel du carnaval , la coutume de l'homme travesti en femme reste
forte et prend plusieurs formes: de la provocation parfois proche de
la pornographie, à l'esthétisme réussi y compris
en matière de costume féminin traditionnel, le
carnavalier martiniquais se distingue à sa manière.
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Création
de costumes, travestis,
costumes-sculpture, coiffes, accessoires constituent la panoplie du
concepteur et des réalisateurs.
Il faut ajouter à
cette liste la réalisation de chars ou tout type de
véhicule
à habiller ainsi que celle de décors en tout genre:
espaces publics ou privés, lieux scéniques, rue.
C'est
pourquoi chaque société génère
l'existence d'une corporation de spécialistes du carnaval dont
les activités s'appuient sur des tgraditions, mais aussi des
savoir-faire identifiés à travers les filières
artisanales et des arts plastiques.
Les memes compétences
se retrouvent dans des domaines à finalités proches ou
complémentaires: le théatre et le cinéma, la
décoration commerciale, etc...
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En
dehors des nombreux carnavaliers qui
s'amusent à peu de frais, les créateurs font des
efforts chaque année pour inventer des travestis et costumes
souvent novateurs ou simplement s'inspirant des grands thèmes
du carnaval du monde (bestiaire des contes, mythologies, idées
universelles, personnages et faits d'actualités, nature,
etc...)
reconnaissant une perte de qualité au carnaval,
les acteurs de la fête tentent de rehausser son presstige en
encourageant la production artistique, pour contrebalancer le manque
d'idées tant dans les costumes que dans la musique, par
exemple quand on voit l'influence trop commerciale du show business
au détriment de la musique authentique du carnaval. |
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Dans
cet esprit, l' OMDAC a initié
des ateliers expérimentaux dans les années 80 avec le
concours de Max Jean-François, aujourd'hui disparu, de Nicole
Etienne, pour faciliter l'émergence de nouvelles idées.
A cette démarche, il faut associer les efforts de Roger
Robinel qui avait animé un stage d'école de carnaval et
dans le cadre scolaire , ceux de l'Orphelinat de l' Espérance
qui engage chaque année l'ensemble de ses forces dans une
production de char de haut niveau.
C'est aussi le cas plus
récemment
de l' IRAV, institut des Arts Visuels qui intègre au programme
de ses étudiants des actions pédagogiques liées
au carnaval: réalisation d'effigie, participation à des
chars ou accessoires.
Depuis quelques années, l' IPFEM, organisme de formation, a
formalisé des stages de formation
professionnelle avec le concours du Conseil Régional de la
Martinique. Dans ce cadre, des martiniquais ont pu recevoir des
connaissances pour la conception et la réalisation de produits
et d'objets pour le carnaval.
Deux cycles sont expérimentés:
Concepteur, dont la qualification lui permet de mener à bien
toutes les étapes d'un projet. Technicien, pour etre capable
de prendre en compte tous les aspects de fabrication.
Les connaissances acquises leur
permettent d'intervenir durant la période et le champ du
carnaval, mais aussi en dehors de cette période de fêtes
populaires. |
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De
la récupération au
grand style
A la maternelle
on apprend à
utiliser les formes basiques ainsi que les matériaux les plus
divers pour réaliser des petites choses toutes simples.
Carton, colle,
peinture, tissu et autres fournitures
peuvent
servir à créer des accessoires,une coiffe, un
masque.
Cette même
technique peut être avec
profit utilisée
par les "grands".
Vouloir aller
plus loin réclame
une réflexion, un design et des moyen plus
évolués.
Il est bon de
dessiner même sommairement le
modèle
que l'on veut et chercher pour un travesti par exemple le meilleur
choix pour l'exécution.
Les boutiques et
mercerie, voire
les marchand ambulants nous proposent de nombreuses solutions
permettant la réalisation de belles choses.
Le groupe NOU PA
SAV du Lamentin a fait de l
récup sa philosophie, même
si des costumes de facture classique ont été
réalisés par ce groupe.
Beaucoup de créativité chez cet orchestre de rue
très apprécié pour sa
créativité.
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Reproduction
interdite
-Conception: Yv-Mari Séraline, Services
Multimédia
-déclaré à la CNIL
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