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Il y a 30 ans !!!..
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le dimanche gras 1975
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pour la
première fois un groupe rassemblé par Yv-Mari
Séraline fait son vidé dans les rues de
Fort-de-France
avec des tambours et des percussions
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Tambour
battant
La place des percussions dans le carnaval |
Les rythmes sont
rois dans le carnaval
de la Martinique, comme dans toutes les fêtes tropicales et
singulièrement caribéennes. |

Les années 70
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Le
tambour est l'emblème de cette énergie, et plus
largement les percussions, de Cuba, à Trinidad, en passant par
Saint Domingue, Haïti, la Guadeloupe et la Martinique. Nos
cousins de la Guyane, héritiers des valeurs antillaises les
ont, en plus, synthétisées grâce aux apports des
ethnies présentes sur leur sol et celles du proche
Brésil.
Le tambour martiniquais, longtemps confiné dans le pur
folklore, a été revalorisé dans l'histoire
récente de plusieurs manières.A travers les actions
culturelles voire idéologiques au début des années
70, puis dans le cadre des pratiques d'associations ou d'animateurs
culturels de Fort-de-France à partir de 1974. Un autre espace
sur le web décrira cette histoire spécifique.
Concernant le carnaval, il n'y avait jamais eu deprésence
massive du tambour et des percussions, ni meme de musique ambulatoire
dans les rues martiniquaises, avant l'initiative prise en 1975 par
Yv-Mari Séraline, animateur culturel de la ville de
Fort-de-France,assisté de J.C. Lamorandière, Daniel
Bétis, ses stagiaires de l' époque, qui ont
rameuté
tous les amateurs de rythmes pour le premier vidé aux tambours
dans le carnaval martiniquais.
Depuis cette année et en
s'amplifiant le mouvement est devenu celui des orchestres de rues,
les percussions étant complétées par des
sections de cuivres, prestations agrémentées par la
présence de danseuses précédant les musiciens.
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La
Guadeloupe connaissait déjà
cette utilisation des percussions et notamment des instruments avec
peau naturelle dans son carnaval. L'emblème en est Akiyo,
célèbre "group a po".
Nos
orchestres de rues ont largement compensé un retrait des
orchestres classiques animant habituellement les chars durant les
parades, mais sans les remplacer, car il s'agit de deux types
d'expression musicale différents,chacune ayant sa valeur et
son public.
Les chansons de carnaval , oeuvres des compositeurs
découvertes seulement à l'occasion de concours, ou
création enregistrées sur CD, constituent le
répertoire
s'accumulant d'année en année pour nourrir le
divertissement dans la rue et dans les soirées privées
ou publiques.
La couleur traditionnelle avec les voix
caractéristiques des chanteurs populaires, ses airs faciles
à
reprendre même sur des thèmes très caustiques,
ont laissé progressivement la place à des purs produits
du show business local.
Ou alors, les vieilles chansons connues
sont déformées sur l'air du lampion et réduites
à leur plus simple expression sinon détournées
en injures et autres leitmotivs pornographiques. La rue invente ses
thèmes le temps d'un carnaval, et parfois une bonne trouvaille
fait son effet et revient l'année d'après.
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Nico Gernet l'âme de TBK
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Tanbou
Bo kannal, associé existant sous ce nom depuis les années
80, s'appuie sur une démarche culturelle commencée en
1973 dans le quartier Rive-Droiteautour de Victor Treffe, Nico et
Christian Gernet et bien d'autres, développée dans le
cadre du GICA (association délcarée), groupe
d'intervention culturel antillais, mis en place par Yv-Mari
Séraline principalement avec les jeunes du quartier.
Ils ont été l'ossature du grand vidé aux tambours
et percussions de 1975, dans lequel il y avait des jeunes des quartiers
de Fort-de-France (Rive-Droite, Morne Pichevin, Grozanville,
Redoute, Dillon, Trinité) et de communes notamment Saint-Joseph,
Schoelcher. Après cette étape, plusieurs démarches
se sont succédées jusqu'à TBK (La vwa Pitchan).
Aujourd'hui, le groupe TBK/association, fait un travail particulier
dans le carnaval et la musique déambulatoire, et est le seul
à présenter un véritable ballet traditionnel
devant les musiciens durant les parades et utilise les tambours de
manière traditionnelle (main nues et baguettes sur peau
naturelle).
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Le
tambour a évolué, passant du tambour à peau
naturelle sur fût en bois, lourd et encombrant pour devenir un
tambour inventé, utilisant des bouts de tuyau en PVC de tailkle
variable sur lesquels sont montés une peau
synthètique de batterie ou de timbalés. Plus raprement il
y a la combinaison des 2. Le serrage reste artisanal. Pour les son
graves on utilise de véritable bidons de plastique de grande
taille.
Les tambours sont complétés par des caisses claires, des
toms médiums et très souvent par des instrument
brésiliens, et naturellement par le tibwa, bambou frappé,
et les sonnailles ou autres cloches et calebasses.
Beaucoup moins de tanbouyé jouent à mains nues.
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Reproduction
interdite
-Conception: Yv-Mari Séraline, Services
Multimédia
-déclaré à la CNIL
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